11 Déc, 2019

Cette semaine Michel s'intéresse à une légende du comic book US, de celles qui se font un nom, non pas à cause de l'impossibilité à l'écrire correctement ce nom mais plutôt parce qu'ils ont marqué comme jamais une génération de lecteurs et d'artistes avec son style inimitable. Son oeuvre immense bénéficie aujourd'hui d'une reconnaissance bienvenue et nous ne pouvons trop vous conseiller de vous pencher sur l'artbook Révolution qu'il sort bientôt, d'ores et déjà en pré-commande sur son site officiel.

 

Bill Sienkiewicz : L’homme aux Mile images

Avec Boleslav William Felix Robert Sienkiewicz dit “Bill Sienkiewicz”, tout commence souvent avec un coup de poing dans la gueule

 

Sa capacité à maîtriser des styles si différents, vient avant tout de l’illustration et des grands maîtres des années 70’s tel que Robert Peak.
Sa carrière dans le comics débute par le personnage de Moon Knight qui lui permet de faire ses griffes et de se débarrasser assez rapidement de l’influence d’un autre grand maître, Neal Adams, ce qui lui permet de glisser petit à petit vers la noirceur sociale et l’horreur.
Don’t call them X-Babies anymore …
Ça n’échappe pas à Chris Claremont, scénariste tout puissant des séries X-Men de l’époque, qui travaille avec lui sur New Mutants explorant au maximum un dessin qui colle particulièrement à l’expression des traumatismes et de la folie. un style qui a été depuis très intelligemment adapté dans le show LEGION.
Love, Death and Frank Miller …
Dans la foulée, Bill Sienkiewicz débute une autre fameuse collaboration avec Frank Miller, maître expert en personnages à très forte tendance obsessionnelle.

Et après un graphic novel Daredevil : Love & Death les fortes têtes entament leur chef-d’oeuvre, la mini série Elektra : Assassin où le talent de Bill Sienkiewicz explose en mêlant tous les styles pour coller au plus près aux ressentis de son héroïne.

Charge violente et anticléricale, qui met en scène un président des USA populiste en diable (on est en 86, très longtemps avant Donald Trump) et comme toujours avec le Franck Miller de cette époque, il y est question d’amour et de pouvoir, d’obsession et de mort.
Bill and the Super Heroes
Bill Sienkiewicz est alors une valeur sûre avec laquelle il faut compter. Marvel ou DC ne cesseront plus de lui demander des illustrations et des couvertures jusqu’à encore aujourd’hui.
C’est toujours l’occasion de passer des personnages mythologiques à sa moulinette de traités qu’il décline à l’infini (peinture, fusain, craies grasses, ligne anglaise, collage et palette informatique), une énergie artistique qui semble toujours illimitée malgré les années qui passent.
Mad about Bil
Le thème récurrent de Sienkiewicz qui revient non seulement dans ses propres histoires comme Slow Dancer ou Stray Toasters ou ses illustrations de commande c’est bien la folie.

 

 

La semaine prochaine on continue avec Bill Sienkiewicz et on parle politique, Alan Moore et Donald Trump.

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Cinema et Séries

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