6 Oct, 2022

Du gore, du gore et encore du gore… j’ai dit gore ?

Le salut dans les films d’horreur, gore, vient enfin d’arriver, il était temps, enfin j’espère.
Les productions hollywoodiennes se sont perdues depuis des décennies dans des enchaînements insipides de jumpscares honteux et des suites calamiteuses de franchises détruites par un cahier des charges scénaristique les obligeant à ne plus prendre de risque. L’Europe, selon moi, n’arrive plus à saisir toutes les ficelles d’un bon film gore malgré des tentatives respectables — le cinéma Italien des années 80 me manque.

Alors ne vous énervez pas, bien sûr il y a des exceptions, et des films arrivent à sortir du lot, je me dois d’être honnête.

Mais il faut bien l’avouer le genre stagne depuis pas mal d’années de ce côté-ci du globe, les principales plates-formes de streaming n’aidant pas avec leur formatage systématique pour cocher toutes les cases du politiquement correct afin de plaire au plus grand nombre — public comme investisseurs.
Shudder, plateforme de streaming d’horreur Américaine ici ose franchir le pas, et produit une petite pépite.

Le cinéma d’exploitation retrouve donc ses lettres de noblesse grâce à un Canadien exilé à Taiwan, Robert Jabbaz, qui nous livre un chef-d’œuvre dès son premier essai.

Le pitch :
Un virus mute de façon rapide et imprévisible, il désinhibe ses victimes et ces derniers se laissent aller à leurs plus vils instincts, de façon violente… très violente.
Nous suivrons un jeune couple essayant de se retrouver dans les rues d’un Taipei infesté.

Le cinéma asiatique a toujours eu une place particulière dans mon cœur — comme l’atteste mon surnom de pigiste — souvent précurseur, fréquemment plagié, rarement égalé — à mon humble avis.
Le réalisateur ici nous livre un vrai film agressif, jouissif et haletant, dépoussiérant le genre qui en avait tellement besoin.
Les visuels sont parfaits, l’image est propre et les angles de caméra sont parfaitement réalisés. De plus, les hors-champs ont leur importance et la bande sonore est juste parfaite, immergeant le spectateur dans une épopée sanglante. Ce que vous verrez risque d’être nauséeux, mais ce que vous imaginerez grâce à une réalisation efficace sera encore pire, et c’est ça qui est bon !

Avouez, il fait flipper lui?...non?

« The sadness » va vous faire replonger dans les bas-fonds de l’être humain. Sous couvert de cette pandémie, ils vont se révéler des plus dangereux et mortels. Ici, pas de transformation en zombies idiots et gauches, non, les victimes gardent leurs esprits et peuvent encore s’exprimer, ce qui les rend encore plus effrayants et proches de nous.
Une fin du monde terrifiante et malsaine.

Conclusion:

Ce film est crade, abject, gore, à ne pas mettre entre toutes les mains.
Mais il est une belle claque, un bon coup de pied dans ce cinéma occidental aseptisé et politiquement correct.
Une pure merveille.

Banner Content
Tags: , , , , , , , ,
Spécialité(s) :

JDR, jeux de sociétés, littérature et Ciné/série

Adore: La mythologie, les Kaijus, l'absurde et les cacahuètes.

Sujets similaires

Commentaires

Geek Tribes