21 Mar, 2019

Vous le savez depuis la couverture du numéro de septembre, chez Geek magazine on avait dans notre viseur le Spiderman : New Generation (Into the spiderverse en VO) réalisé par Peter Ramsey, Bob Persh et Rodney Rothman. Mais autant le dire tout de suite, le film a dépassé nos attentes de vieux briscards soumis à un planning de fin d’année chargé. Le film est une claque visuelle et formelle mais le fond n’est pas en reste. Phil Lord et son équipe redessinent les contours d’un Spiderverse d’aujourd’hui et de demain, qui s’annonce riche de promesses au cinéma.

Notre envie de rentrer dans les coulisses de la création de ce film est grande. Nous avons rencontré donc Florent Auguy, character designer français qui a travaillé sur le film. Il intervient avant la production de l’animation et son travail s’est surtout concentré sur l’équipe des gentils.

Florent, quel a été ton poste sur le film Spiderman : New generation et en quoi cela consiste ?

Je suis character designer et concept artist. Je travaille dans l’industrie du jeux vidéo et du cinéma. Mon rôle sur ce film consistait à impulser une direction pour le style des personnages. J’ai travaillé sur des concepts pour différents personnages et différentes tenues. À cette époque, Sony explorait de nombreuses visions pour les personnages. Les profils contactés proposaient des sensibilités différentes ; ils voulaient explorer au maximum.

Tu as principalement travaillé sur le design de certains personnages, quels sont ils exactement ? 

Après avoir lu le script, j’ai commencé à travailler sur Miles Morales. Il fallait que je trouve une attitude, une première tenue, une stylisation de son quotidien, de ce qu’il est. L’étape d’après était la création de son costume sur plusieurs déclinaison jusqu’à la version badass. Initialement, il devait le fabriquer avec son pote Ganke. C’est différent dans le film, sans spoiler. Puis j’ai enchaîné sur SpiderGwen, Peter Parker qui avait pour nom Burrito Peter pour l’anecdote. Ensuite Ganke et leur professeur principal. 

Quelles ont été tes influences pour ces designs et quelles étaient les consignes de départ ?

Je suis arrivé sur le projet à un moment particulier. En effet, le DA (Alberto Mielgo) venait de partir. Je connaissais son travail mais je ne savais pas à ce moment-là que c’était lui. Toute la folie de ce projet vient en partie de son esprit. J’ai un profond respect pour sa folie et sa vision artistique. Du coup, j’avais très peu de consignes. Pas de visuel pour m’aiguiller et peu, voire aucun brief, pas plus que de retours. C’était fou ! Le rêve de beaucoup de charadesigners, j’imagine. Une liberté totale. 

As-tu suivi les étapes de production suivantes ? 

Non aucune.  Je travaillais de chez moi, donc à distance. J’ai vraiment découvert le projet à travers le premier trailer. J’étais euphorique ! Les équipes de Sony Picture Animation ont fait naître un bijou de l’animation. 

Le film est d’une créativité réjouissante, dans quel état d’esprit était la prod, quel type d’indications vous receviez, pensais tu que le résultat serait aussi fidèle à l’esprit de départ ?

Je ne peux pas trop m’étendre sur cette question. Comme je l’ai dit plus haut, Je n’étais pas sur place. Je sais qu’Alberto Mielgo a parlé sur son facebook de la situation qu’il a connu. J’étais trop loin pour mesurer cela.

Quel rapport entretenais tu avec le personnage de Spiderman avant de travailler sur ce film ?

J’ai toujours aimé l’homme araignée. La recherche d’identité, le passage à l’âge adulte, la dualité, l’apprentissage à travers l’échec sont des thèmes forts et proche de nous. C’était un rêve de gosse de bosser sur cette licence. Avant de débuter le projet, j’ai relu les comics sur multiverse pour me plonger dans le projet.

Partant pour une suite ?  

Évidemment ! Avec impatience.

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