Nom de Zeus, une adaptation réussie !

[Contiens des spoilers sur les comics]

Je viens de finir la nouvelle série The Sandman sur Netflix, et je serai franc je ne m’attendais pas à ça. Ce média me laisse un peu sur ma faim ces derniers temps, après il faut avouer : je suis pénible, je me connais et je ne me supporterai pas, entre nous soit dit. Je suis fan des comics et des livres récemment sortis, j’essayais de ne rien attendre de cette adaptation afin de ne pas être déçu, encore une fois.
Mais voilà, j’aime être mis hors de ma zone de confort, j’aime être bousculé et mis en défaut — cherchez pas, mon psy se casse les dents sur ce point — et voilà que je me suis surpris, en finissant le dernier épisode hier, d’avoir aimé!

Petit rappel, le comics original date de 1989

Alors certes, tout n’est pas parfait, il y a des choix qui ont été faits pour coller à notre époque, mais ceux-ci sont pertinents et ne gênent pas l’Âme, avec un grand A, du produit de base. On sent bien la présence de Neil Gaiman, son auteur, et le tout est parfaitement maîtrisé.
Je pourrais énumérer, lister, les différences dans un jeu malsain « d’égo-centré » de gardien du temple fielleux — oui, je hais ces aigris — mais le propos n’est pas là. Car oui, c’est différent et oui, ami rageux sache qu’il est impossible de retranscrire exactement une même histoire sur des supports tellement différents.
Il est temps de plonger dans les rêves les plus fous.

Donc, amoureux du Sandman, nous retrouvons ici notre Dream interprété de bien belle façon par un émacié Tom Sturridge qui, dans un jeu minimaliste nous surprendra avec les rares sourires qu’il nous laissera entrevoir. Il campe un Dream froid, distant, mais avec une sensibilité toute en retenue. Le choix de l’acteur m’avait laissé un peu perplexe, là résidait ma première erreur, car il incarne de façon très juste notre héros tant aimé.
Le casting est une force indéniable, les différences entre les deux supports passent au second plan grâce à leurs prestations. Car oui, OUT ! John Constantine qui est ici remplacé par une Jenna Coleman (Doctor Who) qui offre une prestation parfaite, bien que peu exploitée. Charles Dance (Alien3) en Roderick Burgess, Gwendoline Christie (Games of Throne) et ses 1m91 en Lucifer, un imposant Stephen Fry (V pour Vendetta) pour donner vie à un Gilbert succulent.
Le must étant pour moi les acteurs choisis pour John Dee et Desire. Le premier, faisant oublier le plus grand écart du produit de base, est joué par David Thewlis (Fargo) de façon majestueuse, un John Dee tout en folie intérieure et toute aussi dévastatrice malgré son changement physique par rapport au comics. La seconde se dévoile sous les traits d’un Mason Alexander Park (Quantum Leap) qui, par son androgynie, éclaire l’écran à chacun de ses — trop courts — passages. J’ai hâte de voir ce qui va se passer avec ce personnage la saison prochaine, au vu du final de la saison 1.
Le rythme des épisodes est bon, le fil est rouge en sous-main est doucement mis en place au fil des histoires, je n’ai pas “bingé” la série pour pouvoir profiter de chaque épisode, ce qui est assez rare.

The Sandman, la série est une très bonne adaptation, certes il y a des différences, dont certaines majeures il faut l’avouer, des choix scénaristiques ont étés faits [spoiler comics alert début], Lyta et Hector vont-ils avoir le traitement de la BD étant les enfants de Wonder Woman et Hawkman ? La Justice League va-t-elle faire son apparition ? — entre nous ce n’est pas nécessaire — ainsi que les furies ? Enfin toutes ces choses qu’on trouve dans les comics entre autres. [spoiler comics alert fin]

Pour conclure

Oui, haters gonna hate, mais on s’en moque.
The Sandman est bien, beau et respecte le produit de base, si vous avez aimé les comics n’ayez crainte, vous pouvez y aller. Et si vous ne les avez pas lu, cela vous donnera peut-être envie…en tout cas vous ne serez pas perdus.
La seule chose que je pourrais éventuellement reprocher à cette série, c’est qu’elle est visuellement un peu trop lisse, mais The Sandman possède les défauts de son époque à ce niveau-là, le trop de CGI (Images de synthèse) rend même les passages censés être plus « gory » propres, les tons sont souvent les mêmes, mais tout ça, c’est juste parce que je suis pénible.

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Spécialité(s) :

JDR, jeux de sociétés, littérature et Ciné/série

Adore: La mythologie, les Kaijus, l'absurde et les cacahuètes.

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